Highway to Vladivostok

3 février 2010 par pandawarriorz

Aujourd’hui, le MRAP m’a fait voyager dans le temps, gratuitement et sans la décharge électrique à 1,21 gigawatt, la formidable châtaigne qui détourne l’attention pendant que le corps et l’âme se font tordre, suivant la courbure imprimée à l’espace-temps. Si bien qu’en quatre secondes, le temps d’ouvrir un PDF, on remonte cinquante ans en arrière et on se retrouve à Odessa, à Kiev ou à Moscou, dans un petit bureau, face à un fonctionnaire consciencieux s’appliquant à remplir un bordereau qu’on devine être un aller simple vers la Sibérie.

Mais au moins, c’est gratuit. Le train et l’hébergement aussi.

Un peu comme le rapport du MRAP. Il est gratuit, lui aussi. Enfin presque gratuit en ce sens que l’officine est en partie financée par l’argent public. Or, comme toutes les organisations subventionnées, le MRAP doit périodiquement justifier sa prébende. Alors ses militants rédigent des rapports, régulièrement, tel la poule surdouée qui comprend que sa survie est conditionnée à sa production d’œufs, de beau calibre, de préférence.

Dans le poulailler des zélotes du gardiennage des consciences, les flics du MRAP, pourtant si prompts à invoquer les heures sombres de l’histoire, pondent donc des rapports dans lesquels sont dressées des listes épinglant comme à l’index les sites publiant dans la zone dangereuse, hors des clous de doxa antiraciste, là où le procès d’opinion est non seulement possible mais clairement souhaité par nos associatifs professionnels. Car l’autre raison d’exister du MRAP est d’intenter des procès en racisme tout en se drapant des meilleures intentions du monde : Démocratie et Droits de l’Homme, de quoi paver des kilomètres et des kilomètres d’autoroutes infernales, Highway to Vladivostok.

De rapport en procès, le MRAP et ses semblables verrouillent le débat, remplacent la controverse argumentée par l’anathème et c’est alors la terreur qui s’installe. Il faut dire qu’il est tellement plus facile de balancer les pavés « droits de l’homme » et « démocratie » à la gueule des contradicteurs plutôt que de leur répondre. C’est que le temps n’est plus au débat mais à l’annihilation des opposants : voilà des années que les arguments des antiracistes sont à terre, que la vérité est là, toute nue à portée de regard des Français réels, qui constatent bien qu’elles n’ont jamais préféré le Jeans au voile, qu’ils n’ont jamais préféré les livres au Coran ou qu’ils n’ont jamais enrichi la France de leurs différences mais l’ont rendue interdite, barbare, méconnaissable, entre tribalisme et mafia, la faisant ressembler chaque jour un peu plus à un pays du Tiers-Monde.

Alors il faut brocarder tous ceux qui contredisent le dogme et leur coller des étiquettes infamantes pour les faire taire pour de bon. Nazi ! Raciste ! Islamophobe ! Jusqu’à l’absurde, jusqu’à faire figurer dans cet annuaire des infréquentables les pourtant très modérés de chez Causeur ou les blogs des militants de Debout la République. Faut-il vraiment que les concierges du MRAP détestent tant la démocratie et les droits de l’homme pour ranger dans pareils tiroirs tout ce qui n’est, en fin de compte, ni UMP, ni gauchiste ? À force d’investir tant d’énergie à haïr la liberté et le débat d’idée, ils pourraient bien finir par la gagner, leur guéguerre antiraciste pour finalement se retrouver tout seuls, non seulement à la tribune et dans les écoles comme c’est déjà le cas, mais aussi dans la rue, partout. Ils auront alors tout le loisir de relire leur slogan si finement marketé, « tous pas pareil et tous égaux » et de le compléter de la mention « au goulag ».

D’ici là, ils m’auront peut-être fait l’honneur de référencer mon petit support d’opinion à moi dans leur rapport.

De l’autre côté du canyon

4 décembre 2009 par pandawarriorz

On a beau savoir qu’entre les élites et le peuple, il existe un canyon. Un grand, d’ailleurs et bien profond. On a beau l’avoir déjà vu bien souvent, au point d’en connaître la géographie par cœur, comme la topographie de la correspondance du métro qu’on emprunte pour aller s’esquinter au travail ; on le connaît, bien, mais non, pas moyen de s’y faire, à chaque fois qu’on le revoit, l’horreur et la déception sont les mêmes. Puis, une fois au bord, c’est le vertige et la nausée qui vient avec, si intenses qu’on en dégueulerait sur le champ pendant que ceux d’en face regardent ailleurs. La votation suisse et ses cinquante et quelques pourcent pour l’interdiction des minarets, c’en était pourtant une bien belle, de nouvelle. On se serait bien dit qu’enfin, un peuple européen allait sortir de sa torpeur suicidaire et finalement entamer la reconquête contre l’Islam et ses thuriféraires, ces crasseux qui confondent tout à la fois obscurantisme et raffinement, oppression et liberté et totalitarisme et droits de l’Homme. Mais c’était sans compter la capitulation volontaire de tout ce que l’Europe, la France et le monde occidental compte d’élites, ces superbes détenteurs de la carte de presse, militants NPA passifs à la manière de ces non-fumeurs qui attrapent le cancer à trop fréquenter les tabagiques frénétiques ; et ces politiques, qui s’imaginent encore représenter le peuple, ou qui prétendent, à défaut, le reformater à son image, afin de conserver la douillette prébende qu’on imagine éternelle. La démocratie, la souveraineté populaire ne vaut jamais que lorsqu’elle sied ses élites.

Le peuple a mal voté. Salaud !

Pour un peu, il conviendrait de le remplacer, ce peuple ignorant, propre à faire honte à l’Occident tout-entier, si l’on en croît les sicaires de Libération, menant la cohorte de la piétaille des gros media et des politiques, tous ces soumis, ces aplaventristes et ces trouillards, ces Docteurs Maboul licenciés, fous à lier et pourtant aux manettes qui prendraient pour aubaine et gratuitement encore, une place de commissaire à l’enregistrement de la tiers-mondisation de l’Europe. De quoi l’acter enfin, la fin de ce sale Occident, de cette saloperie de civilisation pluri-millénaire qu’on peut faire remonter aux Athéniens qui déjà l’inventaient, la démocratie. Parce que rien n’est éternel, sauf le progrès, sauf le changement, alors, il faut l’inscrire et dans le marbre si on peut, que les héritiers des cultures européennes seront minoritaires dans leur propre espace. Qu’il faut l’accepter non seulement parce qu’on ne peut rien y faire mais surtout pour notre propre enrichissement. On en veut pas ? On s’enrichira quand même et c’est alors à nous, de nous adapter aux nouveaux venus et pas l’inverse. Alors, tous ces millions d’immigrés porteurs de leur désertique superstition devront pouvoir l’exprimer, leur foi, au grand jour! Afficher leurs minarets, qu’ils soient missiles ou pions, sur l’ensemble des territoires et peu importe que la mosquée de Jérusalem n’en ait pas, de minaret. L’interdiction d’en construire de nouveau est, pour ces croyants, un coup de poing dans la tronche, c’était bien trouvé pour achever d’insulter les Suisses.

Ce peuple inculte, froussard, haineux, sûrement fasciste sur les bords voire carrément nazi n’aurait jamais du voter sur une question pareille. La limite de la démocratie est atteinte quand on sait d’avance que le peuple ne votera pas correctement. Alors il faut la contourner, la démocratie et lui dire « merde! », au peuple. C’est Cohn-Bendit qui le dit, qu’il faut revoter, et Besson qui nous promet que non, jamais nous n’aurons droit, nous, Français, à pareil débat, sous l’inflation et la surenchère des déclaration indignées des partis et de la presse. Tous hurlent et pleurent dans un vacarme énorme qui masque en fait le ronronnent d’aise de tous ces bons comédiens, produit par cette communion anti-raciste. Même s’ils le savent bien, que de l’autre côté du canyon, il y a une Europe réelle, solidaire derrière la Suisse réelle, celle des urnes.

Mais quelle importance ? En face, on sait toujours s’arranger, avec le nouveau potentat. Surtout quand le potentat en question a l’émeute et l’attentat facile et qu’on a oublié d’enfiler ses noix, de toute façon égarées au fond du casier, bien poussiéreux, bien encombré par les rapports des associations subventionnées. Alors on se tait et on achète la paix sociale, comme on a toujours fait depuis quarante ans. Pas de débat là dessus.

Les Musulmans militants de Suisse et d’Europe peuvent bien excéder les autochtones par leurs demandes incessantes et perpétuelles, la voix de ces derniers ne doit pas être entendue, surtout pas ! Peu importe les minarets, les mosquées, les exigences de discrimination positive, les prières à même la rue, l’assassinat de Théo Van Gogh et les menaces de mort faites à tous les autres, les émeutes incessantes, le fait qu’Erdogan, le premier ministre Turc déclara, en 1997, à propos des minarets qu’ils étaient les baïonnettes de l’Islam, que Boumediène prophétisa la colonisation de l’Europe par les ventres du Tiers-Monde (*), que chaque mot de travers de l’Occident à propos de l’Islam se traduise par des menaces voire des attentats partout dans le monde. Peu importe aussi que les Chrétiens, les Juifs, les athées et d’une façon générale, tous les non-Musulmans soient persécutés en permanence en terre d’Islam et de façon autrement plus cruelle et barbare que l’ensemble des prétendues discriminations dont les Musulmans d’Europe se disent être les victimes. Ce peuple d’Occident n’a pas le droit de résister à l’islamisation de son territoire et il en mourra. C’est le message que lui envoie toute son élite, de ses journalistes à l’ONU en contestant le résultat des urnes et affirmant ainsi que l’exercice de la souveraineté d’un peuple finit là où l’Islam commence.

(*) Citations exactes :

Houari Boumediène : « Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère Sud pour aller vers l’hémisphère Nord. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils, le ventre de nos femmes nous donnera la victoire« , discours à la tribune de l’ONU, 1974

Recep Tayyip Erdogan : « les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques et les croyants nos soldats« , 1997.

Toulouse : le drapeau algérien flotte sur le capitole

21 novembre 2009 par pandawarriorz

Hier, le 20 novembre 2009, à Toulouse, le drapeau français fut arraché de la façade du Capitole pour être remplacé par un drapeau algérien. De quoi rapeller les heures les plus sombres de notre histoire, puisque les derniers à avoir traité un drapeau français de la sorte furent les nazis eux-même, à partir du 14 juin 1940, où tous les drapeaux français de Paris furent confisqués et remplacés par ceux des envahisseurs.

Mais pas de quoi faire l’amalgame, allons donc !

Sources  : article de La Dépêche ainsi qu’une video

La presse de France et les émeutes

20 novembre 2009 par pandawarriorz

Cela fait à présent un bon paquet d’années qu’Internet s’est imposé en tant que medium d’information tout à la fois crédible et propice à tailler des croupières aux media traditionnels. Pour autant, le combat n’est pas égal, en ce sens qu’en bout de piste, seule la grosse presse en papier, animée par d’authentiques journalistes à quarante-six chromosomes ou presque mais toujours détenteurs d’une carte de presse peuvent prétendre faire référence, dans le monde de l’information.

Parce que la presse papier conserve malgré tout les avantages dus à son support, elle. Les quarante pages du Figaro (suppléments compris) sont lisibles en une journée par l’humain moyen, le papier peut se stocker en bibliothèque ou en fond d’archive pour être retrouvé 15 ans plus tard par une documentaliste à chignon mais consciencieuse, sans avoir jamais été anti-daté ou édité subrepticement et a posteriori, à l’inverse de leurs équivalents informatiques, condamnés à subir les pertes de mémoire chroniques du réseau.

Par ailleurs, si les versions Web de ces journaux reprennent bel et bien les contenus des versions en papier, elles n’ont pour objet réel que la diffusion perpétuelle de flots de dépêches d’agence de presse, une littérature imbuvable et parfaitement inassimilable dans sa totalité par le plus aguerri des lecteurs, mais nécessaire pour garantir la fraîcheur de l’information. Chaque grand groupe s’abreuvant aux mêmes sources (AFP, Reuters, AP…), tous finissent par diffuser à peu près les mêmes informations, aux mêmes moments, si bien qu’exception faite des logos, le site Web du Figaro finit par se confondre avec celui de Libération, sous la pression d’une demande toujours plus impatiente.

Aussi, aujourd’hui, seul le papier permet au lecteur de percevoir la vraie politique éditoriale de ces grands groupes de presse, qui se matérialise d’ailleurs de moins en moins par la présence de parti pris dans l’analyse des faits que dans le fait de savoir s’il est souhaitable de parler de tel sujet ou non, aidés en cela par le nombre limité de pages.

J’ai donc fait l’exercice. Je me suis procuré les principaux titres de presse en papier du 19 novembre 2009, histoire de voir comment fut traité le dernier match Algérie – Égypte et les émeutes qu’il occasionna en France. Voici donc comment la grosse presse Française couvrit l’événement :

Certains journaux se taisent prudemment : les gratuits Métro et 20 Minutes observent un mutisme total, se bornant à évoquer la fête ou les résultats. Le bilan est le même au Figaro. Libération se plonge dans un optimisme et un angélisme béat, épiloguant sans fin sur l’ambiance bon enfant qui régnait à Barbès ce soir là, imaginant sans rire que la victoire des Fennecs (si, si, c’est vraiment le nom de l’équipe nationale d’Algérie) pourrait enfin sortir l’Algérie des troubles des années 1990, comme si un but contre l’Égypte allait effacer les dizaines de milliers de morts et l’impossible gouvernance de cette zone.

Seuls Le Monde et Le Parisien évoquent les violences, mais si peu. Le Monde est tout à fait factuel sur le déroulement du match au Soudan et liste également « des incidents » à Paris, Lyon et Marseille. Le Parisien, qui consacrait deux pleines pages sur la qualification de l’Algérie narre une « nuit calme, malgré quelques échauffourées ».

À lire la presse, tout donc s’est plutôt bien passé.

Pourtant, ce dernier match ne fut pas remis en contexte. En effet, les « nuits calmes » sont courantes, en France, après les matchs de l’Algérie, que cette dernière gagne ou perde, d’ailleurs :

- 18 octobre 2009, victoire contre le Rwanda : des émeutes éclatent, du mobilier urbain et un drapeau français flambent.

- 14 novembre 2009, défaite contre l’Égypte : des émeutes éclatent, des voitures flambent, des bateaux coulent.

- 18 novembre 2009, victoire contre l’Égypte : des émeutes éclatent, des voitures flambent, des commerces sont pillés.

L’info est disponible, partout, sur Internet, via les canons à dépêche des sites de la grosse presse. Il faut juste aller la chercher soi-même et la capitaliser pour lui donner son sens ; en l’occurrence, ici, le fait que le communautarisme, tel que pratiqué par ces supporters de l’Algérie, pourtant tous Français comme vouzémoi, commence à nous poser quelques petits problèmes. Il serait pourtant temps de poser le simple constat qu’une certaine catégorie de la population hexagonale, possède ce caractère unique de crier son patriotisme à l’Algérie ou au Maroc à la moindre occasion, d’assortir ces manifestations d’émeutes et de dégradations en tous genre et qu’il serait peut-être temps de prendre des mesures qui feraient en sorte que ce cinéma cesse une bonne fois pour toute.

Mais nos media ne relaient pas, comme tant d’autres sujets. Pour ne pas fâcher, par trouille ou parce qu’on s’en fiche bien, du prix que paie la France à chaque fois que l’Algérie fait parler d’elle. Alors les heureux titulaires de la fameuse carte de presse désinforment, reçoivent des critiques toujours plus sévères de lecteurs mécontents et les journaux cessent de se vendre. Tous les indicateurs sont au rouge et devraient donc pousser le monde médiatique à ce nécessaire travail d’autocritique et d’introspection. Comment expliquer que le titre le plus lu soit le minable gratuit 20 minutes, qui tire à plus de 720.000 exemplaires quand Libé ne fait que 120.000 ? Peut-être que le travail du journaliste de cette presse sous perfusion n’apporte aucune valeur ajoutée, entre un gratuit plein de pub, un payant plein de pub aussi et une dépêche de l’AFP diffusée sur un portail quelconque. Peut-être qu’entre ces trois modèles, la soupe est à peu près la même.

Pour finir, voici les articles (cliquer pour agrandir) :

Metro

Libération

Le Parisien

Le Monde

Le Figaro

20 Minutes

Pieds d’argile

10 novembre 2009 par pandawarriorz

Le processus d’inversion de nos valeurs, de notre pays et finalement, de tout ce qui fait notre identité, puisque c’est le moment d’en parler, continue. Ce gouvernement de tartufes vient de prouver une fois de plus sa capacité à façonner les golems. Il faut bien dire qu’il y excelle et c’est sans surprise que nous retrouvons, derrière le Frankenstein de la semaine, les deux poids-lourds de la catégorie : Kouchner et ses talibans modérés, toujours prêt à s’aplatir et plus si affinités d’un côté ; de l’autre, Hortefeux-la-berlue, son risque communautariste et ses tapis réservés dans toutes les mosquées de France.

Les heureux compères, décidément de tous les coups pendables, viennent de gratifier Patrick Lozès d’un moment de gloire qui fera son bonheur, celui de son obscur Conseil Représentatif des Associations Noires mais dont nous, par conséquent, nous serions bien passés.

Patrick Lozès, à l’initiative de nos deux ministres, vient de se retrouver catapulté à la tête d’une mission contre le racisme et contre le communautarisme. Lui. Le gars du CRAN, celui qui passe son temps à se lamenter sur le sort fait aux Noirs dans ce triste pays tout en demandant réparations, privilèges et places réservées en fonction des taux de mélanine. En toute cohérence, demain, nous devrions donc assister à la nomination de Tony Montana à la tête d’une commission contre le trafic de drogue ou finir avec Godzilla au sommet d’un groupe de travail pour la rénovation urbaine.

Ce n’est pas la première fois que ce gouvernement nous fait le coup, lui qui ne cesse de renforcer le communautarisme en faisant exister les communautés, qui nomme des ministres et Noirs pour faire plaisirs aux Noirs, qui passe chaque vendredi de Ramadan à la mosquée du quartier ou qui demande au militant de la diversité Yazid Sabeg, devenu commissaire, un rapport sur la diversité. Peu importe que les conclusions de ce dernier aient été rejetées en ce sens que la classe politique au pouvoir ou amie de celui-ci continue de chanter la diversité cet idéal indépassable.

La nomination de Lozès s’inscrit dans ce contexte. Elle est même liée à l’épisode Sabeg. La mise en place de quotas raciaux, c’est-à-dire la diversité telle qu’on l’entend à longueur de torrent de boue médiatique, a besoin du communautarisme comme fondement pour exister et se réaliser. En effet, comment différencier un un Français d’origine française d’un Français d’origine turque sans reconnaître au préalable de ces deux entités ? Eh bien on ne peut pas. Voilà.

Alors, la contradiction et la schizophrénie apparaîssent toutes bêtes et nues. Comment comprendre ce gouvernement qui communique pour la diversité tout en produisant en parallèle de très convaincantes tirades contre le communautarisme ? Il y a deux réponses possibles. La première, c’est que l’ensemble des politiques de gouvernement, des media et des élites hexagonales ne comprennent pas vraiment le sens de ce qu’ils disent, écrivent et professent à longueur de temps et qu’ils sont finalement bien idiots ; la seconde, c’est qu’il y a un traquenard quelque part, pas très loin dans le futur, dont l’objet est d’imposer tout à la fois le communautarisme, les quotas, la personnalité des lois qui va avec et finalement la fin de la France et de son identité.

Le monde réel n’étant pas noir ou blanc à l’image de celui des Lozès et compagnie, je gage que la vérité se trouve quelque part entre ces deux options et que le plus vraisemblable est que nous assistons tout simplement à l’œuvre de dingos intégraux mettant à sac le pays.

Le patron du CRAN devient alors l’outil de ce travail de sape. Promu de simple lobbyiste à expert, sa présence dans le club des décideurs de la République dope le pouvoir diffusant et impactant de ses lamentations continuelles et habitue un peu plus les Français à l’idée que l’avenir sera divers.

Au final, il importe peu que les propositions de Lozès soient rejetées ou pas. Le fait est que personne ne fait appel à un consultant sans lui reconnaître son expertise. Kouchner et Hortefeux ont offert au militant communautariste bien plus qu’une simple reconnaissance. Il lui ont permis d’exister enfin ailleurs que sur les plateaux de télé. C’est aussi l’assurance qu’à présent, il nous faudra compter avec le CRAN, comme il fallut compter avec SOS-Racisme. C’est enfin la prophétie qui s’applique à tous les golems du monde arrivés à maturité et dont la capacité de nuisance commence à se remarquer : maintenant, il sera bien compliqué et bien difficile de s’en débarrasser, du golem.

godzilla

Une pomme et deux burqas

4 novembre 2009 par pandawarriorz

halloween

Aujourd’hui, j’ai mangé une pomme et vu deux burqas, deux vraies de vraies, toutes noires sans rien qui dépasse. La proximité de la Toussaint m’inspira ce petit dessin.

Le Barbès des Barbus, suite

30 octobre 2009 par pandawarriorz

La télévision est probablement le medium le plus consensuel, le plus correct, le plus obséquieux vis-à-vis du pouvoir en place. On pourrait croire qu’il n’y a rien à en attendre mais ce ne serait pas tout à fait exact. Parfois, il s’en trouve, à la télé, pour rompre l’omerta, dans de trop courtes séquences, noyées dans le flot de bobards.

En voici une, tirée de l’émission C dans l’air, où l’historien Daniel Lefeuvre évoque les barbus de Barbès. Les mêmes qui furent évoqués hier sur le Web, des gros bonnets des Desouche, Bivouacs et Riposte-Laïque à mon modeste support à moi.

La vidéo :

 

Dommage que Lefeuvre, qui avait pourtant bien commencé, parle d’islamistes et non de Musulmans. Toujours cet aveuglement volontaire et cette incapacité à nommer les choses qui nous conduit à taper perpétuellement à côté de la plaque, dès qu’il s’agit de prendre des mesures ou même de parler.

C’est l’occasion d’aller voir, pour ceux qui ne les lisent pas déjà quotidiennement, les suivants, qui fournissent quantité de données factuelles concernant Barbès et ses barbus :

Des témoignages, vidéos et photos chez Riposte Laïque

Des articles connexes chez Bivouac

L’actu au fil de l’eau chez Desouche

Expulsions = piège à cons !

23 octobre 2009 par pandawarriorz

afghans

Trois Afghans. Trois types, sur les centaines que comptait la jungle de Calais, qui finissent par rentrer chez eux. Les autres finiront cuisiniers dans les brasseries lilloises ou vendeurs de fish and chips à Londres, selon toute vraisemblance..

Trois Afghans, ça doit tenir dans une cabine téléphonique. Si on tasse bien, on doit pouvoir en caser deux de plus ou trois casse-dalles, suivant notre positionnement sur la grande échelle humaniste, ce maître étalon de la respectabilité en dehors duquel il n’est point de salut au point que Besson lui-même se sente obligé de rassurer la France entière quant à la bonne santé des Afghans une fois de retour chez eux. Nous voilà tous rassurés, exception faite de l’opposition, qui, faute d’avoir quoi que ce soit à opposer au gouvernement, en est réduite à jouer le même genre de comédie. Aubry, ralliant en urgence la fière cohorte du Cours Florent des partis, associations et ligues de vertu évoque sans rire les charters de la honte, comme si c’étaient trois millions d’étrangers qui s’envolaient dans une opération d’épuration ethnique en règle.

Il y a quelque chose d’épouvantable à voir cette classe politique mimant la lutte devant les caméras et par éditorial interposé quand une observation pas plus poussée que ça de la vie politique française tend à montrer que ce fameux vote-utile et l’extrême gauche ont plus de convergences que de divergences, à commencer par la fa fin des frontières. Cette affaire d’expulsion devrait faire tomber les masques, montrer à tous qu’UMP et NPA ne sont que les deux faces d’une même pièce, mais même pas. Les encartés sont sûrement clients de ce genre de farce, par devoir ou parce qu’il y aura peut-être une place au Conseil Général. Mais qu’en est-il des autres, de tous ces gens normaux qui ne sont ni profs, ni délégués syndicaux, ni cheminots, ni responsables associatifs professionnels ? Qu’en est-il de ceux qui ne votent ni utile ni plus à gauche ? Y croient-ils vraiment, au Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale ? Cette nouveauté qui devait revaloriser la nation pour ses promoteurs et signer le retour de Vichy pour ses détracteurs ? Qui peut encore y croire, aujourd’hui, quand ce gouvernement découillé au dernier degré peine à expulser trois clodos ?

L’affaire Polanski – Mitterrand a montré à quel point les Français ont pris leurs distances vis-à-vis de leurs élites, qui persistent à nier l’évidence. Cette nouvelle affaire est à considérer à la même aune. La fermeté du gouvernement et l’air indigné de l’opposition, ces minables feintes, ne sont là que pour masquer le vrai scandale, celui de l’abdication des politiques ou de leur perte de pouvoir, selon l’endroit d’où on considère le problème. Mais le roi est nu. La bonne vielle Assemblée Nationale n’a plus de prise, ni sur les Afghans, ni sur les frontières ni sur plus grand chose à vrai dire. Alors on s’écharpe sur trois Afghans dans leur cabine téléphonique, on invente des symboles et on appelle la Convention de Genève dans un exercice réglé au millimètre où chacun tient son rôle.

Brèves du vendredi (soir)

16 octobre 2009 par pandawarriorz

Hop, quelques brèves du vendredi, de quoi lancer de jolies discussions à la fin des dîners mondain de samedi ou de dimanche :

  • En France, d’après CB News, 21% des internautes Français sont prêts à payer pour lire de l’actualité en ligne. Personne n’aurait l’idée de contester l’expertise de CB News dans ce domaine, aussi, comment interpréter ce chiffre ? Voyons… D’après Médiamétrie, institut dont personne n’irait mettre en doute la compétence, la France compte, en 2008, plus de 31 millions d’internautes. 21% de 31 million, font environ 6 millions et demi de personnes. Ça en fait, du monde, qui veut bien payer pour de l’info mais qui continue de se gaver pour zéro franc sur Google News. Un chiffre à mettre en relation avec les 1200 abonnés à Libération pour de l’actu à J-1, dont la direction du journal est très fière. 1200 personnes, ça fait quoi ? Deux rames de métro à l’heure de pointe, à tout casser, autant dire rien du tout. Mais qu’est-ce qui peut donc bien retenir ces millions de personnes de payer pour de l’information ? L’absence de valeur ajoutée d’un article de presse par rapport à la vulgaire dépêche AFP ? Je n’ose y croire, pour autant, peut-être y a-t-il quelque chose de pourri au royaume du journalisme.
  • Un article sur la prostitution des adolescents en Afghanistan et sur la prédation dont ils sont victime. L’article mentionne opportunément leur « fine moustache », propre à apaiser les consciences des éventuels touristes à la recherche d’éphèbes quadragénaires, si tant est que Kaboul fut aussi accueillante que Bangkok.

Images du Barbès des barbus

16 octobre 2009 par pandawarriorz

Je publiai une planche, fin août, à l’occasion du Ramadan dans laquelle je laissai transparaître mon intérêt pour Barbès, ce brave quartier à forte teneur en diversité. Cette planche laissa quelques personnes perplexes. Trébucher sur un croyant ? En plein Paris ? Allons donc. Comme toujours, c’était une affaire de représentation et de définition.

Dans le Paris boboïdo-branché et modérément dépressif, il est admis et recommandé de définir le riant triangle Barbès – Clignancourt – La Goutte d’Or comme un charmant endroit mélangé, vivant, exotique, où l’on entend toutes les langues sauf le français et que c’est trop énorme. On dit aussi que c’est certes un quartier un peu chaud mais jamais dangereux. Le tout étant de ne pas montrer sa peur. De quoi donner envie d’y habiter.

Dans mon Paris, par souci de précision, on préfère appeler un endroit pareil une enclave étrangère en territoire français. C’est normalement à cet instant précis que les représentants du premier Paris cessent d’être aimables et commencent à feuilleter l’encyclopédie ornithologique à la recherche de jolis taxons. À ceux-là, je propose un petit défi, celui de s’en aller non pas se faire cuire un œuf mais d’aller défiler avec un drapeau Français, d’abord rue de Sèvres pour se faire la main, ensuite boulevard Barbès, juste pour voir ce qu’il advient. À ceux qui restent, je propose d’étayer mon propos :

Voici donc des photos qui viennent appuyer mes dires (elles ne sont pas de moi) :

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Je précise que ces photos datent d’après le Ramadan, ce qui les rend d’autant plus parlantes. Il ne s’agit pas d’une démonstration exceptionnelle ou d’une volonté de faire masse mais bien de l’exercice ordinaire de la foi telle que pratiquée dans ces charmants quartiers alter-culturels hexagonaux. Une foi revendiquée, voyante et invasive au point de bloquer des voies de communication orientées vers la Mecque, à les transformer en mosquées géantes à ciel ouvert chaque vendredi, sous le regard bienveillant de la mairie et de notre police, deux institutions qui ne semblent pas s’émouvoir plus que ça de l’existence de ces manifestations religieuses régulières et parfaitement illégales. Ils disposent pourtant de toutes les armes législatives permettant de sortir ces squatters. Mais rien n’est fait, sûrement encore du fait de la trouille dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans d’autres articles.

Le Paris progressisto-libertarien dévoyé qui aurait préféré être Américain pour pouvoir voter Obama -du moins, celui qui ne se trouve pas en ce moment même à Barbès en train d’agiter un drapeau Français en esquivant les cailloux, serait capable de définir ces prières sauvages, ces occupations de l’espace public comme l’expression du manque de mosquées et d’un traitement inégalitaire des Musulmans de France. Il est vrai que nous possédons déjà nos temples, exception faite des athées, mais eux, qui s’en soucie ? Ce même Paris pourrait aussi proposer sans rire la construction de nouvelles mosquées pour pallier à ce manque évident de place et régler ainsi la question de l’encombrement des rues et celle des discrimination d’un même coup.

Dans mon Paris, on trouve que le comportement de ces Musulmans militants est violent et ressemble beaucoup trop à de l’entrisme pour ne pas en être. On se demande aussi comment encore plus d’Islam pourrait-être une solution pour régler un problème qui n’existerait pas sans l’Islam. Toujours dans mon Paris, on pense aussi que la masse critique est atteinte depuis longtemps maintenant, ce qui permet aux Musulmans militants de s’afficher, de revendiquer perpétuellement des trucs et des machins et finalement de faire à peu près ce qu’ils veulent, en toute illégalité et en toute impunité, investissant ainsi le vide créé par la faiblesse et l’organisation à courte vue des institutions.

Dans mon Paris à moi, on déteste voir notre France ressembler de plus en plus à celle de Diam’s, celle qui s’islamise et qui pleurniche sans arrêt. Dans mon Paris, on est pas si nombreux mais on caresse tout de même l’espoir qu’un jour, on finira par l’atteindre aussi, notre masse critique.

Cadeau bonus : une petite vidéo et un article datant de 2004, concernant le phénomène.

Édition du 17 octobre 2009 : On parle aussi de ces occupations de l’espace public sur Bivouac, avec force liens et vidéos.